choses à ne pas faire en égypte

Choses à ne pas faire en Égypte : les règles à connaître

Tu prépares un voyage en Égypte et tu veux profiter pleinement de ses temples, de ses souks et de ses couchers de soleil sur le Nil ? Avant de boucler ta valise, prends cinq minutes pour lire ce qui suit. L’Égypte est un pays magnifique, mais certaines règles culturelles et légales peuvent surprendre les voyageurs occidentaux, et les ignorer peut avoir des conséquences sérieuses.

Voici ce que tu dois absolument éviter :

  • Porter des vêtements trop révélateurs en ville ou dans les mosquées
  • Boire de l’alcool dans la rue ou dans un parc
  • Utiliser un drone sans autorisation officielle
  • Apporter certains médicaments sans ordonnance
  • Photographier des bâtiments militaires ou gouvernementaux

Respecter le code vestimentaire, même dans les villes touristiques

L’Égypte n’est pas une destination balnéaire comme les autres. En dehors des hôtels et des plages de la mer Rouge, le code vestimentaire est pris au sérieux, que tu sois homme ou femme.

Ce que les femmes doivent savoir sur la tenue en Égypte

Les épaules, les genoux et le décolleté doivent rester couverts dans les rues, les marchés et les sites historiques. Un pantalon léger associé à un t-shirt à manches couvrant les épaules est le bon équilibre entre confort et respect des usages locaux. Pour visiter les mosquées, un foulard est indispensable : il vaut mieux en glisser un dans son sac dès le départ plutôt que de devoir en emprunter un à l’entrée. Certains lieux comme la mosquée Al-Azhar au Caire refusent l’entrée aux visiteuses dont la tenue est jugée inappropriée.

Ce que les hommes ont tendance à oublier

Le short très court est à éviter en dehors des zones de baignade. Dans les souks, les bazars et les rues des grandes villes, une paire de pantalons légers ou un bermuda long est plus adapté. À l’hôtel et sur les plages touristiques de Hurghada ou de Sharm el-Sheikh, les règles sont nettement plus souples. La ligne à retenir : plus tu t’éloignes des zones touristiques, plus tu t’habilles avec discrétion.

Alcool, eau du robinet et alimentation : les erreurs qui coûtent cher

L’alcool est autorisé en Égypte, mais uniquement dans des espaces bien définis : hôtels, restaurants agréés et bars privés. Boire dans la rue, dans un parc ou sur la corniche est illégal et peut entraîner une arrestation immédiate. Pendant le Ramadan, les restrictions s’étendent : de nombreux commerces ferment et l’alcool disparaît des rayons des épiceries.

L’eau du robinet est une autre source de problèmes fréquents. Au Caire, elle est techniquement traitée, mais fortement chlorée. Dans le reste du pays, elle est souvent déconseillée. La règle simple : eau minérale scellée pour boire et se brosser les dents, légumes bien lavés à l’eau bouillie ou embouteillée avant consommation. Si tu pars dans des régions éloignées, quelques comprimés purificateurs d’eau dans le sac ne prennent pas de place et peuvent rendre de grands services.

Photographies interdites : sites militaires, bâtiments officiels et personnes

Sortir son appareil photo en Égypte demande un peu de vigilance. La règle générale est simple, mais ses applications concrètes surprennent souvent les voyageurs.

Zones absolument à éviter avec un appareil photo

Tout ce qui appartient à l’État ou à l’armée est hors limites : installations militaires, ponts stratégiques, bâtiments gouvernementaux, postes de police, canal de Suez. Les forces de sécurité égyptiennes appliquent cette interdiction sans souplesse. Si un agent te demande de stopper et de supprimer des photos, coopère immédiatement : la situation se résout en général sans suite si tu t’exécutes rapidement.

Demander la permission avant de photographier des personnes

En Égypte, photographier quelqu’un sans son accord est considéré comme une intrusion dans sa vie privée. Un simple sourire et un geste interrogatif suffisent souvent à engager la conversation et à obtenir l’accord. Certains gardes ou guides peuvent aussi réclamer un petit pourboire en échange de leur autorisation. Anticipe ces situations et reste toujours respectueux. Dans les mosquées et certains musées, la photo est interdite ou soumise à l’achat d’un billet spécifique : renseigne-toi à l’entrée.

Drones et jumelles : deux objets confisqués à la douane

Pourquoi les drones sont totalement interdits sans autorisation officielle

L’Égypte applique une interdiction très stricte sur les drones. Sans autorisation délivrée par l’Autorité de l’aviation civile égyptienne (joignable à info@civilaviation.gov.eg), ton drone sera confisqué à l’aéroport du Caire, parfois dès l’arrivée. Les risques sont sérieux : amende, confiscation définitive du matériel, voire poursuite judiciaire pour suspicion d’espionnage. La procédure d’autorisation est longue et complexe, souvent refusée pour les zones archéologiques. Le conseil le plus sage : laisse le drone à la maison.

Les jumelles, un accessoire méconnu mais interdit

Moins connu mais tout aussi réel, l’interdiction des jumelles en Égypte surprend beaucoup de voyageurs passionnés de nature ou d’ornithologie. L’État les considère comme des instruments susceptibles d’être utilisés à des fins d’espionnage ou de surveillance. De nombreux touristes rapportent que leurs jumelles leur ont été confisquées à l’aéroport, parfois sans restitution. Laisse-les chez toi.

Comportement en public : gestes, affection et réseaux sociaux

Les marques d’affection en public

S’embrasser, se tenir la main de façon démonstrative ou enlacer son partenaire dans la rue est très mal perçu dans la société égyptienne, conservatrice sur ce point. Même les couples mariés se retiennent dans l’espace public. Les regards désapprobateurs peuvent rapidement laisser place à une intervention de la police. Garde les élans affectueux pour l’hôtel.

Le signe Rabia et les gestes à bannir

Un geste particulier est à proscrire absolument : le signe Rabia, consistant à lever quatre doigts avec le pouce replié. Associé aux Frères musulmans, ce geste est interdit par la loi et peut valoir jusqu’à cinq ans de prison. Même fait par inadvertance ou pour une photo, les conséquences peuvent être sérieuses. Pointer les gens du doigt est aussi mal vu : une main ouverte avec un sourire reste le geste universel le plus apprécié.

Critiquer l’Égypte sur les réseaux sociaux : une infraction réelle

Publier une vidéo ou un commentaire négatif sur le gouvernement, l’armée ou le pays en général pendant ton séjour peut te valoir de sérieux ennuis. En 2018, une touriste libanaise a été condamnée à huit ans de prison pour avoir publié une vidéo insultante sur Facebook, et arrêtée à l’aéroport au moment de repartir. Garde tes réflexions critiques pour ton retour.

Médicaments et substances contrôlées : vérifie tes bagages avant le départ

Le piège est fréquent et mal connu : certains médicaments banals en France sont classés stupéfiants en Égypte. Le Tramadol, antidouleur opioïde courant en Europe, est illégal sur le territoire égyptien. Des voyageurs ont été arrêtés à Hurghada pour en avoir dans leurs bagages. La codéine est dans la même situation.

Avant de partir, vérifie chaque médicament de ton traitement auprès de l’ambassade d’Égypte. Si tu dois emporter une substance réglementée, joins une ordonnance originale et ne prends que la quantité strictement nécessaire au séjour. L’Égypte a une tolérance zéro sur les stupéfiants.

Sites archéologiques : ce qu’il est interdit de faire aux pyramides et dans les tombes

Les sites égyptiens sont parmi les plus anciens et les plus fragiles du monde. Plusieurs comportements y sont strictement réglementés.

L’escalade des pyramides de Gizeh est interdite et les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes, voire à des peines de prison. Dans la Vallée des Rois, la photographie est interdite dans la grande majorité des tombes, même sans flash : l’appareil peut être confisqué et tu risques l’expulsion du site.

Toucher les reliefs, les statues ou les colonnes est interdit dans tous les temples. Respecte les cordons de délimitation et ne franchis jamais les barrières pour une photo.

Ne rapporte jamais le moindre fragment de pierre ou d’objet ramassé sur un site. Exporter des antiquités ou des objets de plus de cent ans sans permis officiel est un délit grave, passible de prison.

FAQ

Quelles sont les choses illégales en Égypte pour un touriste ?

Les infractions les plus fréquentes concernent les drones (interdits sans autorisation de l’aviation civile), les photos de sites militaires ou gouvernementaux, la consommation d’alcool dans les espaces publics, l’importation de certains médicaments comme le Tramadol, l’affichage du drapeau arc-en-ciel dans les lieux publics et la critique du gouvernement sur les réseaux sociaux. Les sanctions peuvent aller de l’amende à l’emprisonnement selon la gravité.

Puis-je embrasser ma femme en public en Égypte ?

Légalement, les démonstrations d’affection entre conjoints ne sont pas formellement criminalisées, mais elles peuvent entraîner une intervention de la police au titre des lois sur la décence publique. En pratique, même les couples mariés évitent les gestes affectueux dans la rue. Réserve les baisers et les embrassades à l’espace privé de l’hôtel pour éviter tout incident.

Quel est le crime le plus fréquent en Égypte ?

Pour les touristes, les incidents les plus fréquents sont les tentatives d’arnaques et de pickpockets dans les zones à forte affluence comme le Khan el-Khalili au Caire ou les abords des pyramides. La violence physique contre les visiteurs est rare. Les précautions habituelles suffisent : ne pas étaler d’argent liquide, ne pas suivre des inconnus qui proposent spontanément leur aide de façon insistante, et négocier les prix avant de monter dans un taxi.

Qu’est-ce qui est strictement interdit en Égypte ?

Les interdictions les plus strictes, avec risque réel d’arrestation, sont : les drones sans autorisation, la photographie d’installations militaires, l’exportation d’antiquités, l’importation de Tramadol ou de codéine, les critiques publiques du gouvernement (y compris en ligne), l’affichage du signe Rabia, et la consommation d’alcool dans les espaces publics.

Thomas Leclerc est rédacteur indépendant et photographe culinaire. Ancien chef dans le Nord de la France, il partage sur La Table des Amis ses recettes de saison, ses inspirations déco et ses voyages gourmands à travers l’Europe.

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